Cinq cents personnes viennent de passer au crible de la technologie laser. Objectif : cibler un suspect.
Un rai de lumière rouge. Des doigts qui s'appuient et roulent autour d'une plaque de verre transparente. Six minutes chrono et le scanner numérique livre ses résultats. Sur l'écran d'ordinateur, doigt après doigt, une main - puis deux - se révèle dans ses nervures les plus intimes. Cette séance-là, les gendarmes de la cellule d'enquête Jonathan l'ont répétée à presque 500 reprises depuis le début de l'année. Ils ont la conviction de tenir l'empreinte digitale du meurtrier de l'enfant de 11 ans, enlevé en pleine nuit dans un centre de vacances à Saint-Brevin, et retrouvé mort dans un étang, à Guérande, le 19 mai 2004. Le corps de l'enfant était ligoté, lesté à un parpaing. « Plus qu'une trace ADN, c'est cette empreinte qui pourrait parler », espère un gendarme.
Résultat : 500 hommes, domiciliés à proximité des lieux de disparition de l'enfant et de la découverte de son corps, ont été convoqués. Tous avaient déjà donné leurs empreintes digitales. « Mais grâce à la technologie laser, les relevés sont plus pointus, il y a moins de pertes », explique le chef d'escadron Le Ravallec, chef de la communication de la gendarmerie de Rennes. Le recours à cette technologie demeure « exceptionnel ». Impossible de nier ce fait : en amassant ces données, les enquêteurs espèrent que l'une d'entre elles fera « tilt » et s'avérera la copie conforme de l'échantillon suspect. « Aucune piste n'est écartée, martèle-t-on en coulisses. L'objectif, c'est de retrouver enfin le meurtrier. »
Source : Yan Gauchard pour Presse-Océan.fr du 08/03/2010.
Le site dédié à l'enquête Jonathan par les gendarmes reste actif : http://www.dossierjonathan.fr